La vengeance est un plat qui se mange froid

La sourde oreille d’Anne de Kinkelin

Jeune cheffe de poisson investie et talentueuse, née en France de parents japonais, Joséphine Ikeda est, un soir de succès, violentée, humiliée, viré devant la brigade entière sans que l’un d’entre eux ne lève le petit doigt. Il en va ainsi dans les cuisines hautement masculines des restaurants étoilés : la violence au quotidien, les gestes déplacés, la tyrannie du chef, du second et ainsi de suite en cascade. Une peinture à l’acide qui m’a brûlée, un monde que je ne soupçonnais pas.

Heureusement, Joséphine peut compter sur ses amis, ses parents, restaurateurs eux aussi, pour lui prodiguer leurs soins affectueux et l’encourager à se battre afin que les choses changent. Elle va aussi devoir faire un travail sur elle-même pour comprendre pourquoi, en recevant les coups de son chef, elle a perdu sa capacité à entendre les voix d’hommes.

C’est un roman caricatural, et une héroïne qui m’a souvent hérissé le poil par son apitoiement sur elle-même permanent. Ce qu’elle vit ce soir-là en cuisine est dur mais largement dépassable surtout avec l’amour de son entourage. Après avoir lu Paradis de Gurnah, on ne peut qu’avoir souvent envie de laisser de côté cette exposition de mièvrerie et d’immaturité.

Publié par worldcinecat

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